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Sexualité : comment en parler avec ma fille ?
art de vie / bien-être

« A 16 ans, Marie suit les cours d’éducation sexuelle proposés à l’école. Or, depuis peu, elle et ses copines parlent d’aller danser le samedi soir, à des concerts… Nous discutons souvent ensemble mais je pense que le moment est venu de parler plus précisément avec elle de sexualité. Son père et moi voulons qu’elle sache que nous sommes là pour l’épauler mais aussi qu’elle prenne conscience de certaines réalités. Comment aborder le sujet pour l’aider à rester vigilante et en accord avec elle-même ? » I.C., Nyon. Kristin Aubort

La demande de cette lectrice nous a interpellés. Au micro de santéplus, Caroline Jacot-Descombes, directrice adjointe et cheffe de projet de SANTÉ SEXUELLE Suisse et Arabel Mettler, conseillère en santé sexuelle, à Bienne, répondent à nos questions.

Quel est le bon moment pour parler de sexualité avec un ado ?

La sexualité doit faire partie de l’éducation dès le début. La problématique des abus sexuels, notamment, est un sujet abordé dès l’âge de 4 ans dans le cadre des cours d’éducation sexuelle à l’école. A 16 ans – même s’il est alors très tard pour parler sexualité avec son enfant – on va aborder des sujets spécifiques qui l’amènent à prendre conscience des dangers. On va aussi rappeler à l’ado qu’elle (ou il) a des droits et que si sa réponse à une sollicitation sexuelle est non… c’est non!

Les enfants n’aiment souvent pas discuter de sexualité avec leurs parents…

Par définition, si l’on regarde le développement sexuel d’un enfant, plus il grandit, plus il cherche à se démarquer de ses parents et a moins envie de s’adresser à eux en ce qui concerne la sexualité. En fonction du degré de confiance, l’ado va parfois tendre une perche à ses parents pour ouvrir la discussion. Il peut aussi en parler avec ses copains, poser des questions anonymes par écrit lors d’un cours d’éducation sexuelle ou via des sites comme www.ciao.ch. Précisons que SANTÉ SEXUELLE Suisse, en collaboration avec la Fondation « Protection de l’enfant », publiera prochainement des brochures à l’intention des parents.

Comment aborder le sujet?  

On peut aborder des sujets généraux pour parler de sujets plus délicats tels que l’homosexualité. Si on n’arrive pas du tout à en parler, les parents peuvent lui fournir de la documentation ou des adresses, mettre un livre à la disposition de tous… Si quelque chose pose vraiment problème aux parents, ils peuvent aussi rencontrer un conseiller ou une conseillère d’un centre en santé sexuelle de sa région (voir: www.sante-sexuelle.ch/fr): ils sont aussi là pour eux !  

Sorties, soirées… Que dire à l’ado pour la (ou le) sensibiliser à certains comportements, lui apprendre à oser dire ce qu’elle ou il veut ou ne veut pas ?

La clé, c’est d’apprendre à l’ado à s’écouter. Que s’il a un mauvais sentiment, il est important de pouvoir le partager avec ses parents.  

Quelles sont les conditions pour commencer à faire l’amour et se sentir bien ?

Ce qui compte, c’est de se sentir prêt dans sa tête et dans son corps. Il faut se demander pourquoi on veut faire ça, même si c’est de la curiosité. S’il se sent prêt, l’ado est dans la meilleure condition pour vivre une expérience plaisante et sûre, en se protégeant des infections sexuellement transmissibles et d’une grossesse indésirée, voire d’une emprise ou de la contrainte exercée par une personne.

Que préconisez-vous en matière de contraception pour une jeune fille, au début de l’activité sexuelle?

A ce moment-là, le gynécologue n’est pas une nécessité. Il est préférable que l’ado – qui cherche son autonomie – prenne rendez-vous au centre de santé sexuelle et planning familial et décide si elle souhaite s’y rendre seule ou avec sa mère. Les parents peuvent en revanche mettre à sa disposition les coordonnées du centre de santé sexuelle et planning familial de leur région ou l’adresse du site web. Le meilleur moyen reste le préservatif (le planning se charge d’expliquer son mode d’emploi !) : on n’a en général pas besoin de prendre la pilule au début de sa vie sexuelle.

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