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Les allergies le rôle du pharmacien
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Les bourgeons sont prêts à s’ouvrir, la lumière change, une certaine douceur nous invite à sortir… Le printemps, doucement, s’annonce. Or, pour beaucoup, ce renouveau de la nature rime avec allergies. Réponses. Kristin Aubort

Vous êtes allergique au pollen des plantes ombellifères : attention au céleri, aux épices… Vous êtes allergique aux acariens : observez vos réactions aux crustacés et mollusques… Vous êtes allergique au latex : gare à l’avocat, au kiwi, à la banane…

Vous l’avez compris, des allergies croisées existent entre certains aliments et pollens de mêmes familles, sans oublier d’autres types d’allergies croisées, médicamenteuses notamment. Démangeaisons, rougeurs, migraines, gonflement de la face, vomissements, diarrhée, difficultés respiratoires… La liste des réactions possibles est longue. Encore faut-il s’assurer qu’il s’agit bien d’une allergie et déterminer laquelle.

Le pharmacien mène l’enquête

« Beaucoup de gens confondent allergies et intolérances et c’est aussi pour cela que nous proposons en officine un test de dépistage des allergies » confie Pierre Bossert, pharmacien responsable de la pharmacieplus de la gare, à Yverdon-les-Bains. « En tant que pharmaciens, selon les médicaments que nous délivrons, nous devons rester particulièrement attentifs et poser les bonnes questions à notre client. S’il s’avère que cette personne est polyallergique, nous allons en effet nous méfier de certaines substances telles que le baume du Pérou (résine aux vertus cicatrisantes), divers extraits de plantes, l’AAS (acide acétylsalicylique ou Aspirine) ou encore la pénicilline » explique Pierre Bossert.

Pas toujours une allergie

Et de préciser que certaines réactions ne sont pas nécessairement allergiques : « Face à des réactions connues à un pollen, des poils d’animaux ou aux rayons UV par exemple, nous allons noter qu’il s’agit d’une allergie. En revanche, nous observons qu’il y a parfois confusion entre allergie et effet secondaire. » Pour affiner son conseil, le spécialiste du médicament qu’est le pharmacien va s’en assurer en se mettant à l’écoute du patient : « En cas d’allergie, on doit faire très attention pour éviter une grave réaction (choc anaphylactique) avec un risque vital à la clé. Mais s’il s’agit d’un effet secondaire – par exemple une diarrhée après la prise d’un antibiotique ou un mal d’estomac après celle d’un AINS (anti-inflammatoire) –, la vie n’est pas en danger : nous allons pouvoir donner un médicament comme l’antibiotique en question, à condition de remédier à la réaction avec autre chose. Dans le cas de l’AINS accompagné d’un mal d’estomac, je vais opter pour un IPP (médicament qui empêche l’estomac de produire trop d’acide) à prendre avant le petit-déjeuner, pour voir si le phénomène ne se déclenche pas. Cela peut suffire à résoudre le problème. »

Le conseilplus

L’allergie est une réaction excessive du système immunitaire à une substance déclenchant une allergie, contenue en particulier dans certains aliments (cacahouètes, noix, crustacés…), le venin d’insectes (guêpes, abeilles) ou le latex. Au premier contact avec ladite substance, des anticorps se forment sans qu’une réaction se manifeste. En revanche, lors d’un contact ultérieur, ces anticorps réagissent massivement contre cet intrus. Une réaction allergique s’enclenche avec des symptômes en lien avec la zone concernée : la peau démange, rougit, les yeux s’enflamment et larmoient, le nez coule, on peine à respirer… Si l’intensité d’une allergie est variable, elle peut dans certains cas s’avérer extrême – et mettre rapidement la vie en danger. C’est ce que l’on appelle un choc anaphylactique ou choc allergique. Dans ce cas, n’attendez pas : rendez-vous aux urgences ou appelez le 144 ! 

Des parents inquiets

Le constat scientifique est clair en matière d’hérédité aux allergies : plus on a d’allergiques dans la famille proche, plus le risque est élevé. « Je ne pense toutefois pas qu’il y ait plus d’enfants allergiques qu’auparavant, mais en revanche, plus d’inquiétudes de la part des parents » constate Pierre Bossert. « Lorsqu’on nous demande un lait spécial pour bébé, avant de proposer un lait HA (hypoallergénique), nous allons d’abord nous renseigner auprès des parents pour savoir s’ils souffrent eux-mêmes d’allergies, mais ce choix ne doit pas être systématique » explique le pharmacien qui considère qu’éliminer complètement les allergènes ne permet pas de lutter contre une allergie. « Sans trop exposer l’enfant à un allergène s’il y a un risque réel, il est bon de le laisser se confronter aux allergènes pour que son corps s’y habitue et éviter qu’il développe des anticorps. »

Gluten et lactose : avec ou sans ?

Une alimentation sans gluten a de plus en plus d’adeptes, que ce soit pour résoudre certains problèmes intestinaux ou, pour d’autres, perdre du poids, calmer les maux de tête, voire améliorer les performances physiques… Or manger sans gluten est justifié en cas d’intolérance au gluten – appelée maladie cœliaque –, une affection qui touche 1 % de la population caucasienne, rarement les personnes d’origine asiatique. Cette intolérance – de même que celle au lactose, un sucre complexe, présent en grande quantité dans le lait – provoque notamment des réactions gastro-intestinales. Seul un régime sans gluten strict et par conséquent contraignant, va permettre d’éviter des complications, d’éliminer les symptômes et de restaurer les tissus de la paroi intestinale.

« Un test fiable, effectué en pharmacie, permet de détecter la maladie en une dizaine de minutes. Il est important de ne pas entreprendre de régime sans gluten avant de le faire pour ne pas fausser le résultat » souligne Pierre Bossert avant de rappeler que depuis quelques années, on parle également de sensibilité au gluten : « Cela incite les gens à le supprimer de leur alimentation sans qu’aucun diagnostic n’ait été fait. Là encore, des recherches menées en 2013 tendent à démontrer que le gluten ne serait de loin pas seul en cause : des sucres (les FODMAP), présents dans les fibres de divers végétaux et peu ou pas digérés par l’intestin grêle, provoquent des douleurs abdominales et des ballonnements. Supprimer certains aliments sans compenser leur apport nutritionnel peut aboutir à une carence en micronutriments. La bonne solution, c’est l’équilibre ! »

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