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Cancer : réussir le retour au quotidien
art de vie / bien-être

En Suisse, le nombre de survivants du cancer est estimé à plus de 320 000 personnes. L’accompagnement dans le retour au quotidien de ces personnes figure au centre des objectifs de la Ligue contre le cancer. Eileen Guhl

Alors que les progrès de la médecine aussi bien que le succès du dépistage permettent une nette augmentation des personnes qui survivent au cancer, la maladie n’en bouleverse pas moins le quotidien des malades et de leurs proches.  

Sommeil, fatigue, perte de l’estime de soi, relations conjugales, gestion familiale au quotidien, problèmes alimentaires, regard sur les autres, questions juridiques et financières, réinsertion professionnelle… La Ligue contre le cancer vient soutenir les personnes après leurs traitements pour un retour réussi à un quotidien familial, social et professionnel. Témoignages.

Béatrice Blunier-Stauffer, assistante sociale à la Ligue neuchâteloise contre le cancer, à Neuchâtel

« Nous ne sommes pas tous égaux face à la maladie. Pour certains, il est très difficile de retrouver une vie normale après ce qui peut s’avérer un cataclysme ! Quant à la reprise du travail, après, voire durant le traitement, elle peut soulever de nombreuses interrogations. S’il est stimulant pour la personne malade de rester en lien avec une activité professionnelle durant le traitement, il est nécessaire de doser l’activité en fonction des possibilités réelles de la personne. Or, une reprise progressive n’est pas forcément une réalité pour l’employeur. La personne malade doit parfois envisager une nouvelle orientation professionnelle, car tous les métiers ne sont pas compatibles avec une reprise progressive, à l’exemple d’un travail en équipe sur des machines.

De plus, l’agenda médical de la personne en traitement est bien rempli et il est parfois nécessaire de prendre le relais auprès de la famille, des enfants. Mon rôle d’assistante sociale est d’accompagner, de soutenir, de renseigner, de jouer les intermédiaires – auprès d’enseignants si nécessaire –, et de rappeler que la maladie laisse des séquelles.

En tant qu’assistante sociale, j’assure le lien entre les médecins et l’assurance invalidité (AI). J’accompagne également la personne concernée lors de rendez-vous en lien avec un changement professionnel, la perte de gains, un risque de licenciement ou une demande de formation, car il faut savoir que l’émotionnel prend toujours le dessus. Nous sommes là pour faire valoir les droits de la personne et l’aider, à n’importe quel âge.  

Sommeil, fatigue, perte de l’estime de soi, relations conjugales, problèmes alimentaires, regard sur les autres, questions juridiques, financières… Je recommande aux personnes concernées de s’adresser à la Ligue contre le cancer sans attendre et de nous poser toutes les questions qu’elles se posent. Développer ensemble un lien de confiance peut permettre de s’ouvrir à la vie.  

Cela me rappelle une femme qui m’a confié prendre le même chemin depuis 15 ans pour se rendre à son travail, ne jamais rien changer à ses habitudes. Depuis qu’elle voit les choses autrement, elle s’est transformée : elle s’est mise à l’anglais, varie son itinéraire, va à la rencontre des autres… »

Conseil par les ligues cantonales, activité physique et cancer, Ligne InfoCancer, coaching téléphonique pour employeurs : plus sur les prestations de conseils de la Ligue contre le cancer sur www.liguecancer.ch

Le témoignage de Chantal, 48 ans

« En juin 2011, j’ai appris que j’avais un cancer du sein. Ça a été comme un tremblement de terre. Je savais que j’étais une personne à risque car ma maman est décédée très jeune d’un cancer des ovaires. J’ai subi six opérations en trois ans et suivi une chimiothérapie mais j’avais envie de retourner au travail. Durant mes périodes d’absence, je me suis sentie écoutée et soutenue par mes élèves et mes collègues mais aussi par ma direction. En mars 2012, j’ai pu reprendre mon travail d’enseignante un demi-jour par semaine. Cela m’a fait du bien mais il ne fallait pas m’en demander davantage. A l’automne 2015, après avoir repris depuis trois ans mon activité comme avant la maladie mais en très petite forme, j’ai réalisé que la charge de travail était trop lourde et que je ne pouvais malheureusement plus l’assumer. Il m’a alors été difficile de renoncer à un poste de maîtresse de classe car j’ai tendance à beaucoup m’impliquer dans mon travail, que j’aime énormément. Depuis, j’ai accepté un poste plus adapté à mon état de santé. A l’heure actuelle, j’aimerais tout faire comme avant alors que ça ne m’est plus possible. Cela me paraît injuste, j’en ressens de la souffrance autant que de la culpabilité. Je dois apprendre à faire le deuil de certaines capacités car la maladie laisse des traces… La Ligue contre le cancer me soutient et me permet de trouver un équilibre le meilleur possible. »

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